Mais quand allez vous nous laisser travailler ?

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La Lettre

(Quinzomadaire de l’UGICT – HPE)

 

 30/05/2016

Actualité oblige le sommaire de cette édition est entièrement consacré à la vente d’ES à CSC.


Mais quand allez vous nous laisser travailler… ?

DeconnexionHarcelementL’annonce de la vente d’ES, dans la foulée des bons résultats de Q2, a créé un vrai traumatisme chez tous les salariés d’HPE.

Incompréhension et colère s’installent chez les salariés d’HPE…

 

Le parc à salariés, c’est par où ?

MoutonTonduCSC est la société avec laquelle les salariés d’ES devraient être réunis. En France, c’est près de 2000 salariés …

 

 

Chez HPE ou ce qu’il en reste:

TonnerreAprès le « Disruption Day » au Zénith, l’ « Explosion Day », ça se passe quand et où ? 

La réponse c’est … maintenant et un peu partout….

 

Et que fait on maintenant ? 

jeu-cordeCette situation – créée par la direction HPE – est simplement détestable et ne laisse que peu de place pour éviter un conflit …

 


Mais quand … ?

L’annonce de la vente d’ES, dans la foulée des bons résultats de Q2, a créé un vrai traumatisme chez tous les salariés d’HPE. Incompréhension et colère s’installent chez les salariés d’HPE.

Sur la base de discours vides de sens, et de la même façon que nous a été  servi le « One Company is smart », on nous explique finalement que : « Petit, c’est mieux, car autrement plus agile ! »

Aujourd’hui, la question simple que tous les salariés d’HPE posent, c’est:

«Mais quand donc allez-vous nous laisser travailler ? »

Après avoir vécu ou subi en une seule année:

  • Scission HP Inc/ HPE,
  • GPEC et son lot de concepts profonds : out, in, emploi GPEC, passerelle…
  • toutes les réorganisations récentes touchant toutes les BU – dont ES/OTS,

l’activité de services ES dans sa totalité, soit une bonne moitié des salariés de HPE, est maintenant satellisée vers un futur improbable qui serait lié à CSC.

Le discours officiel, si on ne le lit pas avec attention, nous fait croire que l’on va construire une nouvelle société à parité avec CSC ( « Combined Company » dans les documents officiels)

avec un nouveau nom et un avenir radieux pour tous les salariés d’ES. C’est faux et vous trouverez ici un décryptage de ce discours officiel

Depuis des années, ils (la direction d’HP/HPE) nous ont pris et continuent à nous prendre pour des imbéciles.

Sans aucune reconnaissance pour les salariés, ils passent leur temps à créer des contraintes tout en tentant de mettre en place une image bien lisse d’HPE à grand renfort d’opérations charitables. En sous main, ils ramassent beaucoup d’argent grace aux fruits de notre travail, ont des exigences de profitabilité toujours plus importantes.

Les conséquences directes de ce management délirant, ce sont d’un coté des salariés mis en danger à tout moment et de l’autre coté des actionnaires gavés aux dividendes,  un trésor de guerre de dizaines de milliards dans les paradis fiscaux, et des revenus mirobolants pour ce « high level » management qui a chaque jour, si peu d’égard pour nous.

Les sentiments de désillusion et de colère ont atteint un niveau jamais vu chez une majorité de salariés et c’est bien compréhensible.

Le parc à salariés, c’est par où ?

CSC est la société avec laquelle les salariés d’ES devraient être réunis. En France, c’est près de 2000 salariés sur les sites de La Défense, Charenton et Toulouse.

Si vous voulez vous faire une idée du groupe dans le monde, vous pouvez toujours visiter leur site.

C’est une boite qui, à l’opposé de ce qu’était EDS, semble plus orientée application qu’infogérance.

Pas de doute sur le fait que nos directions respectives vont discourir sur les synergies possibles et l’avenir radieux qui nous attend.

Chacun peut faire semblant d’y croire mais l’essentiel est ailleurs :

  • les actionnaires se délectent déjà en constatant des augmentations record aux cours d’HPE et de CSC (+43% pour cette dernière qui est passée de 35$ avant l’annonce à près de 50$ aujourd’hui).
  • les génies à la manœuvre chez HPE attendront les retours financiers directs de ce projet rondement menés. Si nous pouvons avoir des angoisses sur la stratégie suivie vis-à-vis des salariés, nous en avons moins sur le matelas qui attend Meg pour sa prochaine retraite.

Bien sûr, personne n’a d’information fiable sur le déploiement en France car la direction HPE France n’a rien vu venir et n’a encore rien prévu sur les modalités.

Le report des coffee talk prévus n’en est qu’une confirmation.

Mais il est fort probable que près de 1500 salariés ES France seront transférés au travers d’un L1224-1 vers CSC.

Pour rappel, l’article L1224-1 du code du travail dit ceci :

Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l’entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise.

Rappelons qu’aujourd’hui le code du travail est plutôt protecteur pour les salariés, mais la loi travail toujours contestée dans sa mise en œuvre prévoit dans son article 41 que les salariés pouvaient être licenciés au lieu d’être transférés en totalité. La lutte de l’UGICT CGT contre cette loi est légitimée par ce genre de dispositions. Contrairement à ce qui est dit à longueur de journée dans la plupart des médias, ce n’est pas un combat politique pour avoir la peau d’un premier ministre mais bien un combat pour sauvegarder un socle de protections au bénéfice de tous les salariés français.

Ces salariés transférés auront-ils le choix ?

Oui bien sûr : le choix entre signer un avenant 1224-1 ou être licencié économique. Tu parles d’un choix !

Alors, à part quelques salariés des « global functions » qui seront répartis entre les deux sociétés, on ne demandera pas l’avis de tous les autres salariés.

S’il n’y a pas d’actions fortes de la part de tous (et donc d’une majorité de salariés et leur représentants), le futur attendu pour ces salariés transférés c’est :

  • un transfert dans une structure dont la solidité économique n’est pas avérée, structure qui n’offre donc que peu de garantie contre des licenciements éventuels.
  • une convention collective (syntec) globalement plus défavorable que celle de la métallurgie.
  • une culture d’entreprise bien moins « sociale » que celle d’HPE.
  • des sujétions nouvelles en terme de lieux de travail, et donc de trajets, de remboursements de frais,
  • et probablement tout un tas d’autres « avantages » à découvrir….


 

Chez HPE ou ce qu’il en reste:

Après le « Disruption Day » au Zénith, l’ « Explosion Day », ça se passe quand et où ? 

La réponse c’est … maintenant et un peu partout. Aussi bien dans HPE que dans la nouvelle structure qui doit être créée !

La situation n’est en effet pas plus rose pour les salariés qui resteront chez HPE :

  • Il est clair qu’après cette nouvelle séparation, la société HPE deviendra une proie plus facile pour d’éventuels raids boursiers.
  • De plus, la synergie entre les produits et les services ne pourra plus s’opérer aussi facilement, ce qui va fragiliser la vente dans la société HPE.

Expliquer qu’on est plus fort parce qu’on a le choix d’aller chercher le service à l’extérieur, c’est un exercice qu’on laissera à notre PDG.

  • Les effets de masse dus à une quantité importante de salariés en France (par exemple pour les œuvres sociales du CE) ne seront plus présents.

Il faut une bonne dose d’inconscience ou de perversité pour expliquer que la nouvelle situation d’HPE présente plus d’avantages que l’ancienne…
 OTS, et alors ???

Gérald Karsenti annonçait il y a deux mois (21 mars 2016):

« Comme vous le savez, suite aux annonces de Meg Whitman en Septembre dernier, nous avons décidé de ne pas opter pour un projet de cession d’activité (« divestiture ») ou pour un plan de sauvegarde de l’emploi traditionnel (PSE) mais d’axer nos priorités sur la formation, pour développer des compétences alignées avec les besoins du marché, en mettant en place l’organisation OTS»

Et ce ne serait pas une divestiture que l’on tente de nous imposer là ?

Pourquoi la direction n’a-t-elle pas voulu prendre vis-à-vis des salariés d’engagement concernant une externalisation d’OTS au-delà de 12 mois comme nous l’avions exigé ?

A l’UGICT, nous étions parmi les seuls convaincus que cette frilosité n’augurait rien de bon. Nous avions raison.

 

Il faut aussi dire que l’incohérence atteint des sommets quand on aborde le sujet OTS !

En effet, une des raisons de l’existence d’OTS était de fournir des services aux autres entités (EG, TS, SW).

Cette « source » essentielle de jobs pour OTS n’étant plus d’actualité, quel est le nouveau programme d’OTS quand les deux sociétés seront séparées ?

 

Mis en place, il y a à peine deux mois avec tambours et trompettes, on peut penser que la montagne OTS aura tout simplement accouché d’une souris et que les 500 salariés transférés auront été les objets d’une n-ième réorganisation en encaissant tout le stress qui va avec…

Et que fait on maintenant ?

Cette situation – créée par la direction HPE – est simplement détestable et ne laisse que peu de place pour éviter un conflit :

  • D’un coté, la direction France s’est faite piéger et n’a pas d’autre alternative que d’appliquer ce qui a été prévu par la Corp. Cette direction France voudrait nous convaincre que des aménagements pourront avoir lieu à la marge mais de toute façon, le peu de marge dont disposera cette direction HPE France vis-à-vis de la Corp. n’existera que si la mobilisation des salariés est puissante.
  • Une intersyndicale est souhaitée par une majorité de salariés et affichée comme volonté des représentants du personnel. L’UGICT a toujours défendu cette position. Dans la culture de l’UGICT, et comme dans toute action collective, l’intersyndicale est simplement une condition de base pour une plus grande efficacité dans la défense des droits de salariés.

De nos premières discussions avec les salariées d’HPE, cette intersyndicale doit avoir ces 3 objectifs essentiels:

-la sauvegarde de tous les emplois

-la conservation du statut social pour les salariés transférés (accords, convention collective)

-la conservation des différentes localisations géographiques existantes

L’UGICT prendra donc toute sa place dans cette intersyndicale et vous sollicitera pour des actions.

Toujours moteurs au milieu des autres organisations syndicales, nous ne laisserons pas de répit et vous pouvez comptez sur nous pour vous tenir informés, vous alerter, vous mobiliser !

 

Une cause n’est perdue que lorsqu’il n’y a plus personne pour la défendre

Nous serons, comme toujours, à vos cotés !

 

N’hésitez pas à diffuser autour de vous !

Ne restez pas isolés ! si vous vous posez des questions, les représentants du personnel UGICT sont là pour vous !

admin-ajaxL’UGICT, source d’information efficace pour tous les salariés HPE !

Ingénieurs, Cadres, Techniciens : 

Gagner ensemble !!

 

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une seule adresse : contact@ugicthp.com

 

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